Si vous possédez des documents ou archives (articles de presse, photos, programmes, ...) ou des anecdotes
ayant trait à l'histoire de la musique à Burbure nous serions heureux d'en avoir connaissance
afin de les intégrer à cet historique. Contactez musique.burbure@orange.fr

Historique de l'harmonie

Certaines informations qui vont suivre, proviennent de l’ouvrage "BURBURE des origines à 1945 … et après",
de Philippe VINCENT-CHAISSAC et Philibert BERRIER, paru en 1987 puis enrichi et réédité en 2005.
Cet ouvrage est disponible à l’office du tourisme du Lillérois (03 21 25 26 71 ou http://www.tourismelillerois.com) :
4, Place Roger Salengro    BP 44    62192 Lillers Cedex.

Les origines

Il y est dit que parmi les plus anciennes sociétés locales, figure la Fanfare l’Avenir, créée le 28 novembre 1898.
Le 9 février 1899, le conseil municipal et son maire Léon DUROT lui attribuent à l’unanimité, la première subvention,
d’un montant de 50 francs … « en considérant qu’une société de musique présente de grands avantages ». Afin de trouver d’autres ressources, son président Augustin FÉVRIER organise le 30 octobre 1900 une tombola, qui rapporte 449,15 francs.

Le 10 novembre 1900, une seconde formation naît, La Jeune France, présidée par Octave GADOUX.
La présence de deux associations musicales, dans un village qui comptait en ce temps là 2200 habitants,
peut paraître surprenante. Mais à l'époque, ces sociétés étaient politisées et on voyait mal les membres d'une obédience
aller jouer dans une autre, étant donnée la rivalité entre leurs partisans. On retrouve trace ce cette opposition
dans un arrêté du conseil municipal daté du 2 août 1904 et notifié aux deux présidents : CAILLIEZ pour l’Avenir
et GADOUX pour la Jeune France. En effet, le Maire Léon DUROT, se voit contraint de réglementer les sorties en corps
des sociétés de musique car « il existe dans la commune deux sociétés de musique hostiles, que leurs sorties en corps
sont souvent la cause de rixes et de disputes accompagnées d’ameutements dans les rues, de bruits
et rassemblements nocturnes qui troublent le repos des habitants, de tous actes de nature à compromettre
la tranquillité publique et à nuire à la liberté politique et religieuse des citoyens ».

Le 29 septembre 1904, le conseil vote une allocation de 100 francs à Monsieur FLAMENT, instituteur adjoint
et participant de l’Avenir « à condition de faire un cours de solfège aux élèves de l’école des garçons,
environ une heure les lundis et mercredis de chaque semaine »
. Et voilà lancée l’ancêtre de l’école municipale de musique …

Le 14 avril 1907, lors de l’inauguration de la mairie, un grand festival fut organisé regroupant les corps de pompiers
et des sociétés de musique dont : la Musique de RIEUX, la Fanfare de la Compagnie des Mines de MARLES LES MINES,
la Fanfare du Commerce d’AUCHEL, la Fanfare Municipale d’ISBERGUES, la Musique de la Compagnie des Mines de FERFAY, l’Harmonie de LAPUGNOY, la Musique de SAINT-VENANT, l’Harmonie Fanien de LILLERS, la Fanfare d’ALLOUAGNE,
la Fanfare de PERNES EN ARTOIS, la Fanfare de BUSNES et bien sûr la Fanfare l’Avenir de BURBURE.

Le 20 août 1908, sont déposés en Mairie et en sous-préfecture de BÉTHUNE, les statuts de La Musique Municipale,
avec parution au Journal Officiel du 15 septembre 1908, que vous pouvez lire sur le site, pour y découvrir la discipline de fer, issue du modèle militaire, qui semblait de règle à l'époque. Le président d’honneur était le Maire Jules DECROIX,
le président actif, Octave DECROIX, le vice-président, Léon BREVIÈRE, le trésorier-secrétaire, Octave GADOUX
et les membres de la commission : Paul DEFRANCE, Félix DELOBELLE, Victor DUPUIS, Édouard LELEU et Ulysse PORÈS.
La subvention annuelle est portée à 350 francs.

La concurrence

À cette époque, un homme a marqué la vie musicale à BURBURE. Il s’agit de Jules SOLCE, né le 16 août 1889.
De 1904 à 1908, il débuta sa carrière à la clique de la société gymnique l’Avenir de LILLERS.
Puis de 1908 à 1919 il fit partie de l’Avenir de BURBURE, avant de devenir chef de clique à la subdivision des sapeurs-pompiers jusqu’en 1929, et chef de clique à la société La Jeanne d’Arc de BURBURE, jusqu’en 1930.

Le 8 septembre 1921, le conseil municipal décida nécessaire pour les fêtes, l’installation d’un kiosque sur la place du Rietz.
Il y resta jusque dans les années 1950, devant le café DIOLÉ, l’Estaminet du Peuple.

En 1927, le sous-chef et professeur de solfège était Henri MASSENOT et le président de la Fanfare l’Avenir
était Léon VILLETTE. Ce dernier écrit en juin 1930 au maire Octave DECROIX, qu’il ne peut jouer La Marseillaise
et ne peut assister à certaines fêtes religieuses, en raison de ses convictions politiques communistes. Le conseil municipal réuni le 22 juin 1930, vote à 16 voix contre une, l’obligation de jouer La Marseillaise, ce qui entraîne la démission
de Léon VILLETTE. Le maire fit alors nommer président Jules COUSIN et vice-président Zéphirin DELOBELLE. Il est à signaler que jusqu’au début des années 1980, certains musiciens refusaient encore d’entrer à l’église, en raison de leurs opinions politiques. Et ce, même lors de la fête de Sainte-Cécile, où ils attendaient l’Harmonie à l’extérieur, à l’issue de la messe …

Le 22 février 1931, une autre société musicale vit le jour, la Clique communale l’Union, dont le but était de seconder
la Musique Municipale dans ses sorties et défilés. Elle ne comprenait que des clairons, trompettes de cavalerie,
cors de chasse, trombones, basses, tambours et grosse caisse. Elle fut inscrite au journal officiel le 14 avril 1931
avec l’objet suivant : « éducation physique, entraînement à la marche » … Sa Commission était constituée du président Henri COIN, des vice-présidents François CARNEZ et Edouard BLAREL, du secrétaire Célestin MARTINAGE, du secrétaire adjoint Prosper GRAVELINE, du trésorier Henri DECHERF, du trésorier adjoint Eugène DUCAMP et des membres Henri POIRET, Abel DUMONT et Charles DELORY. Le sous-chef en était Jules SOLCE. Elle changera de nom lors de l’assemblée générale extraordinaire du 7 août 1931 pour devenir la Fanfare communale de trompettes l’Union. Cette création n’était pas trop bien vue par la Municipalité qui souhaitait n’avoir qu’une seule harmonie dans le village et espérait la fusion des sociétés
en place. Car cette abondance, était une charge financière, les différentes sociétés exigeant des moyens identiques.
Ainsi le 15 avril 1933, le conseil municipal décide de remettre une bannière à l’Avenir et une autre à l’Union,
lors d’une petite fête organisée par les deux sociétés, le 21 mai.
L'Avenir avait alors pour chef Henri MASSENOT et sous-chefs, Pierre CARRÉ et Marcel DELOBELLE.

Pour la première fois, le 26 mai 1935, la société dirigée par Henri MASSENOT, se classe en Troisième Division Troisième Section. Elle joua Le palais d'Indra, fantaisie orientale de Robert MARTIN et un morceau en lecture à vue, Andante de BARAT. À l'issue de cette épreuve, la bannière de la fanfare reçut la Médaille d'Honneur, par Monsieur HOUSIEAUX,
administrateur de la Fédération Régionale. Elle participe en décembre 1936 à un concours pour harmonies.
En ces temps, les rivalités entre musiciens s’étaient estompées, faisant même qu’en 1935,
les deux sociétés eurent un chef de musique commun, Henri MASSENOT. On les voit ainsi ensemble, le 14 juillet 1935
animer la fête des écoles à Auchel. En 1936, lors du Front Populaire, les différentes sociétés participèrent à ce mouvement ouvrier, de par la présence de très nombreux mineurs dans leurs rangs. À compter du 9 septembre 1936, le chef
et les sous-chefs de l’Avenir sont considérés comme des employés communaux et rétribués par la municipalité, respectivement 1400 et 1100 francs annuels. Le 27 décembre 1936, Fortuné REVEILLON remplace Zéphirin DELOBELLE
à la vice-présidence, la trésorerie étant tenue par Henri CLODORÈ. Dans la séance du conseil municipal du 19 décembre 1937, le maire Jean-Baptiste BOUXIN, invita l’Avenir présidé par Jules COUSIN et l’Union présidée par Henri COIN à fusionner.
Le 24 mars 1938, une réunion se tint entre les élus et les deux présidents, concluant d’un constat commun « à l’impossibilité de la fusion en raison du nombre d’exécutants de l’Union (50) qu’il serait difficile d’incorporer à l’Avenir,
surtout qu’en dehors de 4 ou 5 éléments qui connaissent la musique, tout le monde joue à l’oreille »
.
Ils continuèrent à collaborer, organisant même ensemble, chaque année depuis 1937, une Fête de Bienfaisance,
qui en plus de manifestations musicales voyait se tenir une course cycliste … qui obtenait d’ailleurs un franc succès.
Et ce au grand dam du maire d’Allouagne – où avait lieu à la même date, la ducasse de printemps – qui protesta auprès se son homologue de Burbure pour en faire modifier la date ! Ce qui fut refusé par la Municipalité. À la veille de la deuxième guerre mondiale, déclarée le 3 septembre 1939, l’Avenir participe le 20 août, à la Fête des Mères françaises,
en défilant de la Mairie au Calvaire de la rue de Lillers, puis au kiosque sur la place du Rietz.
Ce sera l’ultime sortie, un grand nombre de musiciens étant mobilisés,
entraînant la mise en sommeil de l’harmonie pour de longues années.

L’essor et le déclin

Après l’entrée des troupes allemandes dans Burbure le 24 mai 1940, les activités musicales furent mises en veilleuse
durant quatre longues années. L’occupation ne prendra fin que le 3 septembre 1944 à 6H15, après quelques escarmouches
au coin de la rue d’Hurionville et près de l’église, grâce aux troupes anglaises, dont les premiers chars étaient entrés la veille à 23h30, aidés par les Forces Françaises de l’Intérieur de Burbure. Dès le 25 novembre 1944, Adolphe TENEUR,
secrétaire du comité local de Libération qui gère la commune, s’inquiète de la remise en marche de l’Avenir.
Elle s’avèrera plus difficile que prévu, car durant le conflit, la salle de répétition et de solfège, située face à la mairie,
au niveau de l’école des filles, avait servi de demeure provisoire à un réfugié, Henri LAVERSIN, arrivé d’Harnes le 1er mai 1942. Logé gratuitement, bénéficiant de l’eau, de l’électricité et du charbon des écoles, il ne voulut plus quitter ce bâtiment !
Il fallut entreprendre une action en justice auprès du tribunal des référés de Béthune pour l’expulser,
n’aboutissant à son départ qu’en 1947 ! Durant ces années, l'harmonie dirigée par Henri MASSENOT père,
répéta donc dans la salle des mariages de la Mairie !

Après la guerre, l’Avenir reste l’unique société musicale dans la commune, l’Union n’ayant pas repris ses activités.
Le 3 juin 1945, eut lieu une messe solennelle lors de la Fête des Mères Françaises, à laquelle participa l’Avenir.
C’est aussi en 1945, que le maire Marcel ROUSSEAUX, fraîchement élu, décide de changer la date de la ducasse
qui avait lieu chaque année après les moissons, le troisième dimanche de septembre, pour la fixer dorénavant
au troisième dimanche d’août. Pour la première, outre l’Avenir, participèrent : l’Harmonie Municipale d’Auchel,
la Fanfare La Jeune France d’Allouagne, la Fanfare L’Indépendante de Rieux et les sapeurs-pompiers d’Allouagne, Hurionville et Rieux. Elle continue encore aujourd’hui de se tenir à cette date, l’harmonie ayant même été durant les années 1970
et 1980, le coorganisateur des quatre journées de festivités s’étalant du samedi et mardi, avec les footballeurs
de l’Olympique d'André RACKELBOOMT et la société des Majorettes de Moïsette DASSONVAL.

Pour permettre à la société de repartir, la Municipalité attribua pour l’année 1947, une subvention de 35 000 francs.
Le cinquantenaire fut fêté en grande pompe en 1948. Le 10 juillet 1949, lors de la fête des écoles, l’harmonie interpréta Masséna de LEROY et Printemps charmant de CHAMPEL, avant de défiler et de faire concert rue de Pernes
à l’occasion de la ducasse « Canette ». C'est vers 1950, qu'arriva à l'harmonie, la première fille musicienne,
jusque là exclusivement masculine. Ce fut Germaine BRISMAIL, au saxo alto.

L'Avenir va alors connaître une croissance lente et régulière jusqu’à son apogée dans les années 50, où elle comptera
une centaine de membres, présidés par Jules COUSIN et dirigés par Henri MASSENOT. Le 4 mars 1951, les statuts de 1898
sont remplacés et la Fanfare se transforme en Harmonie Municipale l’Avenir, qui se propose « de développer l’art musical, d’enseigner la musique et de distraire sainement les jeunes gens et la population par des concerts instrumentaux. »
Le président est Jules COUSIN, le vice-président, André RÉVEILLON, le secrétaire, Auguste DÉGRUGILLIERS,
le trésorier Arthur HUYGHE et les administrateurs : Lorrain BERRIER, Alfred COURCEL, Alexandre DUFOUR et Gilbert PRUVOST. Le 4 juin 1967, l'harmonie participe à LILLERS, au centenaire de l'Harmonie Fanien qui se déroula dans une atmosphère
de liesse devant plusieurs milliers de spectateurs venus de Belgique, d'Allemagne et de France.
Survint alors une régression inexorable jusqu'au début des années 70, concomitante à la fermeture des puits de mines,
où l’Harmonie ne comptait plus que quelques membres.
Les directeurs étaient alors Jean-Baptiste HORNOIS puis Léon SÉGARD.

Un nouveau départ

Mais grâce à ces derniers musiciens, présidés par André RÉVEILLON puis Jean BART, et par le travail de formation
et de direction d’Augustin MADOUX, la société va peu à peu reprendre vigueur dans les années 70.
Le renouveau sera marqué par l’attribution par la Municipalité de Charles DELANNOY d’une nouvelle tenue bleu roy en 1969.
En 1976, Patrick LEBLANC aidé de son cousin Pierre TARTARE créent au sein de l’harmonie, une Batterie-fanfare
formée uniquement de clairons et tambours, rendant de nombreux services lors des défilés.
En 1982, Mademoiselle Anne GRAVELINE accède à la direction, l'Harmonie devenant ainsi une des premières sociétés
de la région à être dirigée par une femme. Elle est entourée de jeunes professeurs, dont Jacky ROUSSEL qui lui succèdera
en 1985, fonction qu’il partagera à partir de 1986 avec Jean-Marie HENNEQUIN jusqu’en 1993.
En 1982 et 1983 l'harmonie organise un réveillon de Saint-Sylvestre dans la salle des Fêtes, rue des Écoles.
Le 18 mai 1984, de nouveaux uniformes bleu marine sont offerts par la Municipalité de Charles DELANNOY.
À l'automne, en remplacement des traditionnelles cartes de membres honoraires vendues en porte à porte,
des calendriers publicitaires sont proposés aux habitants de la commune.
Le 16 mai 1985, l'harmonie participe au 2ème carnaval communal.
L'année suivante, elle s'y déguisera et ce, jusqu'à sa dernière édition en 2001. En 1987, Libert BART et René GRAUX organisent le premier marché aux puces de l'harmonie, rue du Cavin.
En 1988, est célébré le 90ème anniversaire de la société par l’organisation d’un premier festival de musique dans la commune, avec la participation d’une quinzaine d’harmonies voisines.
Le 14 avril 1990, Jean-Luc PRUVOST, secrétaire, succède à Léon PAVEAU à la présidence et Denis BART devient secrétaire.
Cette année-là, devant la charge financière croissante et insupportable pour la société, est créée une école municipale de musique cogérée avec la Municipalité de René HOCQ, sous l'impulsion de René DÉJARDIN, adjoint féru de culture et de musique, séparant en deux entités bien distinctes, la formation et les activités musicales de l’harmonie.
Jacky ROUSSEL en est le premier directeur dès la rentrée de septembre.

La progression

Le 07 septembre 1991, en raison de difficultés financières liées à l’URSSAF, l’Assemblée Générale de l’harmonie
annule ses statuts de 1951 et devient indépendante de la Municipalité pour s’appeler dorénavant l’Harmonie Avenir,
et élit président René GRAUX, successeur de Jean-Luc PRUVOST. En 1992, la société crée son pin's et s'achète une bannière neuve. Le 12 novembre 1994, dans la salle du Faubourg, l’Harmonie se fait classer en Deuxième Division Deuxième Section,
niveau qu’elle améliorera au concours de GRAVELINES le 23 juin 1996, accédant à la Première Division Deuxième Section.

Le Centenaire fut célébré en mai 1998. Le samedi 16, par l’inauguration officielle du bâtiment de l’école de musique
et par un concert à l’église avec l’Harmonie de SAINT-POL-SUR-MER, ayant fait l’objet d’un enregistrement audiovisuel
et le dimanche 17 par un festival de musique regroupant sur la place du Rietz, 18 sociétés et 1000 musiciens.
Le 18 décembre 1999 à LIÉVIN, les tubistes de l'harmonie participent aux Tubas de Noël, créés en 1992.
Le 29 janvier 2000, Béranger DUPONT devient président et la société participe le 17 juin à l'animation musicale du meeting international d'athlétisme de VILLENEUVE D'ASCQ et le 30 septembre au tournage du film réalisé sur la vie et l’œuvre
du peintre mineur et spirite natif de Burbure, Augustin LESAGE. Le 1er janvier 2001, l'harmonie bénéficie d'un reportage télévisé de France 3, pour les Aubades du Nouvel An, et le 8 juillet elle assure l'animation musicale lors du passage
du Tour de France à BURBURE, en présence de Jean RÉVEILLON, natif du village et ancien directeur général de France 3,
puis de l'UER. Il est également le fils d'André, président de notre société dans les années 60. Le 23 septembre,
l’harmonie obtient un premier prix ascendant, lors du concours à AIRE-SUR-LA-LYS,
la classant en Division Supérieure Deuxième Section, niveau exceptionnel pour une commune de 2800 habitants.
Le 2 juin 2002 est organisé à Burbure, le festival annuel de la Délégation du Val de Lys.

L’époque actuelle

Après la démission de Béranger DUPONT, l’harmonie est présidée le 8 février 2003, par Ludovic BECCU
élu à l'âge de 23 ans. Le 27 juin 2003, Jean-Marie HENNEQUIN directeur démissionnaire est remplacé par Gilles FOULON, tubiste à la Musique principale de l’Air. C'est également en 2003 qu'est créé par Gabriel WESTRELIN et Denis BART
le site internet de l'harmonie. Le 3 septembre 2004, les répétitions hebdomadaires passent du samedi (18 à 20h) au vendredi (19h30 à 21h30). Le 10 avril 2005, elle se produit en concert à WATTEN. Les 3, 4 et 5 juin 2005 la société participe au spectacle son et lumière de la Communauté Artois-Lys, La Légende des Princes Irlandais,
mis en scène par Dominique Martens. Ce spectacle était accompagné musicalement par les harmonies de BURBURE, LILLERS et GONNEHEM "en live" et non par une bande sonore comme cela se fait habituellement. En octobre, l'harmonie quitte sa salle de répétition dans l'ancienne brasserie Rousseau, rue de Lillers pour arriver dans l'ancien Cinéma situé dans la même rue.
Les 4, 5 et 6 novembre 2005 est enregistré à la salle du Cinéma, le premier CD, Quand Avenir rime avec Plaisir ! par le Studio Midnight d'ANNEQUIN, qui sortira le 22 février 2006, pressé à 1000 exemplaires.
L’harmonie continue sa progression avec l’obtention d’un premier prix au concours de BOULOGNE-SUR-MER le 25 juin 2006, la classant en Division Supérieure Première Section.
En 2007, l'harmonie donne deux concerts à l'extérieur : le 2 juin à LILLERS avec l'harmonie Fanien et le 18 novembre
à GRAND-FORT-PHILIPPE
à l'occasion des 125 ans de la société locale et en hommage à Victor DELOBELLE,
ancien bugle de l'Avenir, puis trompettiste et président de l'harmonie de GRAND-FORT.

En 2008, l'harmonie est en concert à LUMBRES le 29 mars, et dans la nouvelle salle Polyvalente le 5 avril.
Le 30 mai, elle participe à la parade à LILLE pour fêter Dany BOON et son film Bienvenue chez les Ch'tis
(20 000 000 d'entrées, battant le record de La Grande Vadrouille en 1966). En septembre elle participe
avec 7 autres harmonies au Festicalonnix organisé par l'harmonie de CALONNE-RICOUART sur le site de Quennehem.

En 2009, du 15 au 18 janvier, l'harmonie enregistre l'émission régionale de France 3, En Avant la musique ! diffusée les 21 et 22 février. Le titre choisi est Une belle histoire de Michel FUGAIN, illustré de portraits de trois musiciens : Gilles FOULON, René GRAUX et Gabriel WESTRELIN. Le 18 avril, lors du vote des téléspectateurs et des internautes, avec 73,13% des voix elle devance l'harmonie de WAZIERS (14,47%) et le brass band Atout Vent de OIGNIES (12,4%) pour accéder à la finale de l'émission. Ce qui lui permet de concourir à la Grande Finale, avec les 24 finalistes des précédentes saisons.
Le 16 mai l'harmonie participe à l'inauguration de la Place Daniel-Breton à GRENAY et le 12 juillet à ARRAS,
l'Avenir est la seule harmonie du défilé-parade, célébrant les 75 ans de la Traction Avant de Citroën.
Le nouvel enregistrement d' En avant la musique ! est effectué les 3 et 5 juillet (Libertango d'Astor PIAZZOLA)
et diffusé les 26 et 27 septembre. Les votes durant 3 mois ont mis en tête les harmonies d'EPEHY (133306 voix),
LINSELLES (129166) et LA GORGUE (101140). BURBURE terminera 5ème avec 84783 voix.
Et c'est finalement LINSELLES qui sera choisi le 23 décembre
pour donner un concert au célèbre Olympia de PARIS au printemps 2010.
Le 10 octobre, l'harmonie est en concert à l'église de ROBECQ avec l'harmonie locale.

Le 15 janvier 2010 l'harmonie enregistre pour France 3, un reportage pour l'émission Le monde est petit diffusé le 6 mars.
Le 19 mars, elle est en concert au Lycée Anatole France de LILLERS pour fêter le 80ème anniversaire de l'établissement.
Le 8 mai, à l'invitation de l'Opéra de LIILE en avant-première de Carmen, elle donne un concert à la gare Saint-Sauveur
en compagnie de l'harmonie de DUNKERQUE, sous la direction des chefs italiens Pino MINAFRA et Michele DI PUPPO.
Le 19 juin, elle participe à la fête de la musique en donnant un concert pour les détenus de la prison de LONGUENESSE.
Le 21 mai 2011, l'harmonie défile à ROUBAIX dans le quartier du Fresnoy-Mickellerie, pour les fêtes du Veau d'Or.
Le 5 juin, au concours à LAON, les musiciens obtiennent un premier prix, les faisant accéder à la Division d'Excellence.
Le 24 juin 2012 à AVION, l'harmonie participe aux festivités pour les 150 ans de la formation locale.
Le 8 septembre est organisé le premier Quiz, salle Polyvalente. Le 20 octobre a lieu le premier concert d'automne,
avec la participation en seconde partie, de l'ensemble de tango argentin, Stanko.
Le 1er janvier 2013, l'harmonie bénéficie d'un reportage télévisé de France 3, pour les Aubades du Nouvel An.
Le 6 avril le groupe rock SickToys participe au concert de printemps et le 15 juin l'harmonie donne un second concert
à la prison de LONGUENESSE. Les 31 août et 1er septembre, participation aux Europabures, à BURE en Belgique.
Le 26 octobre a lieu le deuxième concert d'automne, avec la participation de l'harmonie de WATTEN.
Les 17, 18 et 19 janvier 2014 est enregistré à la salle Polyvalente, Invitation, le second CD de l’harmonie,
par le Studio Midnight d'ANNEQUIN, qui sortira le 9 avril, pressé à 1000 exemplaires. Le 4 juillet dans le cadre
du festival du Val-de-Lys, un concert est donné dans le petit village de RADINGHEM (289 habitants), près de FRUGES.
Le 18 octobre a lieu le 3ème concert d'automne avec l'harmonie de LUMBRES
et le 14 décembre, participation aux 15èmes Harmoniades à NŒUX avec l'harmonie locale.
Le 6 février 2015, Amaury BART, 26 ans, est élu président de la société.
Le 21 mars est créée une page Facebook dédiée à l'harmonie.
Le 17 octobre a lieu le 4ème concert d'automne avec l'harmonie de NŒUX.
Le 15 octobre 2016, c'est la Musique Municipale d'ALLOUAGNE, qui est invitée pour la 5ème édition.
Le 25 juin 2017, au concours national de CALAIS, l'harmonie dirigée pour la dernière fois par Gilles FOULON,
obtient un premier prix (16/20), pour une première participation en division d'Excellence.
Le 1er septembre, Anicet BART, 26 ans, succède à Gilles FOULON à la direction de l'orchestre.

Actuellement, la société compte 95 musiciens âgés de 9 à 87 ans, avec une majorité de l’effectif ayant moins de 35 ans,
et une moitié féminine. L'Harmonie participe aux manifestations patriotiques et à toutes les célébrations communales
ainsi qu’à de nombreuses manifestations extérieures : festivals, carnavals, foires, ducasses, concerts, concours, …
représentant entre 10 et 15 sorties annuelles. L’Harmonie obtient 90% de ses ressources grâce à ses activités propres : contrats extérieurs, vente annuelle de calendriers publicitaires, organisation de marchés aux puces, …
Seuls 10% proviennent de subventions communale ou départementale. Le tout servant à l’achat et l’entretien
des instruments, l’acquisition de partitions et de matériel, ainsi qu’au soutien de l’école municipale de musique,
forte de 65 élèves, 12 professeurs et un coordinateur.





Harmonie Avenir de Burbure (2003-2017)